Décembre 1976: 6200 prisonniers politiques en Uruguay
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: Ajouté le 16/8/2008 à 18:13
En mars 1972, Juan María Bordaberry est nommé président de l'Uruguay et son administration continue les politiques de ses prédécesseurs en accordant une plus grande priorité budgétaire à l'armée qu'à l'éducation ou à d'autres secteurs sociaux. Ce gouvernement propose également une loi pour éliminer l'autonomie des universités et pour augmenter le pouvoir de l'armée et de la police. En avril 1972, après une trêve observée par le groupe Tupamaros pour le bon déroulement des élections, et à la vue des réformes militaristes, le groupe s'engage dans une lutte armée ouverte contre le pouvoir. Celui-ci déclare alors l'« état de guerre interne » : toutes les libertés civiles sont suspendues, dans un premier temps pendant trente jours puis plus tard, les suspensions sont prolongées par l'Assemblée générale jusqu'en 1973. Vers la fin de l'année, l'armée défait décisivement le groupe Tupamaros, dont les membres survivants sont emprisonnés ou se sauvent hors des frontières du pays. Le 27 juin 1973, Bordaberry décide avec l'aide de l'armée (et surtout sous le pression de celle-ci) de dissoudre le Congrès en le remplaçant par le Conseil de l'État et de s'emparer du pouvoir. Au cours de cette dictature, beaucoup de personnes sont torturées, emprisonnées ou encore tuées à cause de leurs idées politiques, Amnistie internationale a même conclu en 1976 que le ratio prisonniers politiques par habitant était plus élevé que dans n'importe quelle autre nation au monde.
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